Quand les voisins s’invitent à la Barraca Zem, la soirée est pleine de surprises.
Si les portes de la Barraca Zem ne sont jamais vraiment closes ; une fois par mois, Cécile et Toninho les ouvrent en grand pour accueillir leurs voisins.
Le théâtre à la façade de bois bleu prend alors des allures de gargote africaine, ou… brésilienne. Cet endroit au cœur du quartier où chacun, du plus jeune au plus âgé, prend plaisir à venir s’assoir sur un bout de banc pour partager les nouvelles, où flotte une douce odeur de punch et où le temps semble s’écouler lentement, très lentement. « Je me sens ici comme chez moi. », Jérémie, qui habite pourtant juste à côté, ne saurait mieux définir l’ambiance qui règne en ce lieu.
« La Barraca est un point de repère dans le quartier. Tout le monde sait qu’il peut venir y voir une pièce de théâtre, écouter de la musique et trouver une écoute et de la solidarité ; mais également participer aux activités. », précise Céline sa dernière fille dans les bras. Car à la Barraca Zem on ne vend pas de la culture préfabriquée, on la partage, on la façonne ensemble. Et ce vendredi soir, c’est Lorella qui a enfilé le tablier. Elle et ses amies ne sont pas venues les mains vides, et ont tenu à ce que chaque convive goûte à leur délicieux poulet-colombo. Une invitation au voyage par les papilles. Mais les oreilles ne furent pas en reste. Comme à chaque fois que « les voisins viennent al’baraque », la scène est ouverte. Jeunes et adultes des ateliers musicaux sortent les instruments pour une joyeuse répétition en public, les fameuses « ensaio » des écoles de samba brésilienne. Le public claque des mains, et les plus téméraires s’essayent à quelques déhanchements.
La Baracca Zem et Brasil Afro Funk faisant partie du collectifs d’associations organisatrices de la semaine de la solidarité (qui s’est achevée dimanche), les hôtes de la soirée n’ont pas manqué d’en faire profiter leurs invités. Reportage et témoignages ont permis de découvrir le projet d’aide au développement « Solibrésil », basé sur le principe de l’inter-échange culturel autour de la musique brésilienne.
C’est tout naturellement que la soirée s’est conclue festivement au rythme de la samba et du forro, faisant oublier qu’à l’extérieur la température n’avait rien à voir avec celle de Copacabana.
J.F.B. – La Voix Du Nord
Publié le Mardi 30 Novembre 2010
Un avant goût de Noël à la Barraca Zem
–> Ambiance cocooning, hier, à la Barraca Zem. Affalés sur des coussins rouges, …
Une quinzaine d’enfants dégustent brioche, chocolat chaud et jus d’orange. Un petit-déjeuner entre des contes de Noël, interprétés par les comédiens de l’association Entre-Deux, et un atelier créatif.
« L’idée, c’était de donner la possibilité aux parents de déposer leurs enfants une matinée pour finir les courses de Noël », explique Lyly Chartiez de l’association Entre-Deux.
Violette, 6 ans, est venue avec sa grande soeur. Elles ont apprécié les contes. « On connaissait déjà celui sur le père Noël qui voulait maigrir.
On l’a à la maison », confie la petite entre deux bouchées de brioche. À ses côtés, Léontine, 8 ans, très concentrée sur le photophore qu’elle va confectionner, avec l’aide de Gaëlle Mildé, plasticienne à l’association. Avant de démarrer, elle donne quelques consignes aux enfants : « On va utiliser des objets de récupération. Des boutons, des perles, des morceaux de papier et de tissu. » La petite Lilia, pas encore 3 ans, se fait aider de sa maman, Sarah, pour choisir les perles et découper les étoiles, trèfles et autres décoration qui vont parer le CD qui sert de socle au photophore. Chacun laisse libre cours à son imagination. Des gros boutons ici, quelques étoiles par-là, un peu de perles ailleurs. Pour coller tout ça, il faut s’adresser à Lyly, Joseph ou Gaëlle. « On colle au pistolet. C’est très chaud. Donc, on ne laisse pas faire les enfants. » Ces derniers observent, patientent, admirent.
Violette et Léonie arborent un large sourire et tendent leur photophore à leur maman quand elle passe la porte de la Barraca Zem, peu après midi. « C’est très joli les filles. On le mettra sur la table le soir du réveillon. » Faute de participants en raison de la météo, les ateliers qui devaient se dérouler aujourd’hui et demain sont annulés. « Mais on remettra ça l’année prochaine », promet Lyly Chartiez.
H. H.
Publié le mardi 22 décembre 2009
Des haïkus sonores ce soir à la Barraca Zem
Publié le vendredi 25 septembre 2009 à 06h00
En ouverture de sa saison du théâtre, la Barraca Zem propose ce soir un spectacle de haïkus sonores, fruit d’une résidence d’une semaine par les trois artistes porteuses du projet Louise, Laure et Elsa.
Une fois poussées les portes de l’établissement, vous voilà accueillis par une mystérieuse geisha, qui vous invite à la suivre et à prendre place dans la salle. Non, nous ne sommes pas dans quelque lieu de perdition aux accents orientaux, mais bien à la Barraca Zem, qui accueille cette semaine « Haïkus sonores », un spectacle qui, comme son nom l’indique, met à l’honneur les poèmes traditionnels japonais via les sons. Mais au fait, qu’est-ce qu’un haïku ? « Ce sont des poèmes ancestraux, très codifiés. C’est la poésie la plus courte du monde, elle doit s’étaler sur une respiration, en trois vers de cinq, sept et cinq syllabes. Cela évoque l’éternel, le cosmos, ainsi que le ressenti personnel de l’auteur, qui questionne mais n’apporte pas de réponse », explique Laure, l’accordéoniste du trio. Un brin austère et compliqué trouvez-vous ? Si cela peut être le cas à l’origine, ici il n’en est rien ! « On prolonge le poème par une phrase musicale. C’est un moment de détente. L’objectif est de prendre soin du public, de passer un bon moment, on ne s’enferme pas dans les codes traditionnels, c’est une lecture qui nous correspond », poursuit Elsa, en charge des multiples flûtes utilisées pour le spectacle. Après visionnage d’une vidéo à vocation apaisante, le public est donc invité à découvrir quatre séries de quatre haïkus, chacune évoquant une saison, par leur lecture en japonais et en français puis par leur interprétation par Elsa, Laure et Louise, la vraie-fausse geisha.
« C’est un tableau vivant, tout repose sur la subtilité, l’évocation, on veut faire résonner l’âme de la poésie » insiste Elsa. Une légèreté revendiquée qui s’exprime non sans une note d’humour, à la portée des petits comme des grands. « Ceux sont des choses simples, rien d’intello ! » concluent-elles.
BRUNO DECOTTIGNIES
(correspondant local)

Barraca Zem : une première saison au goût de voyage
| PROGRAMME |
Pour sa première saison en tant que Barraca Zem, la petite salle wazemmoise persiste et signe dans la lignée annoncée il y a neuf mois, lors de la création du lieu : découverte et partage sont plus que jamais au rendez-vous.
Neuf mois, le temps d’une gestation. De quoi mettre sur pied une programmation riche et variée, fruit de la collaboration réussie des associations Brazil Afro Funk et Zem théâtre, depuis janvier. « La Barraca Zem doit faire ses preuves », affirme Cécile de Almeida, présidente du collectif. Et d’ajouter, enthousiasmée par le défi : « La première saison nous tient vraiment à coeur, pour que dure cet endroit plein de vie, à la dynamique festive, où on se sent comme à la maison. » L’envie d’une « maison ouverte » se ressentira fortement : salle protéiforme, qui se transforme au cours de la journée, la Barraca Zem se veut un lieu d’accueil de tous les publics et d’artistes, amateurs et confirmés, régionaux ou internationaux.
Grande nouveauté de la saison, les « Pratiques », qui se déclinent sous trois formes. Les sessions slam, qui offrent aux amateurs la possibilité d’investir la scène chaque premier vendredi du mois. Le Café des langues, un nouveau concept, où chacun peut venir s’asseoir à l’une des tables autour de différentes langues (allemand, français, anglais, espagnol, portugais..). Enfin, les Jeudis de la danse, qui proposent au choix du forro, du tango ou de la salsa, de 21 h à minuit et en deux temps, initiation puis pratique.
Voyage voyage
Et toujours, la Barraca Zem propose à ses visiteurs de voyager, du régional (la salle accueillera des artistes locaux, comme Le C.U.L. ou RFA) à l’international (la « Barraca du dimanche » promet une thématique différente). On notera la préparation de la troisième édition du festival « Couleurs Méditerranée » par Mél’art, les 5 et 6 décembre, qui promet de belles découvertes des cultures orientales et arabes.
Mais la saison commence dès vendredi à 20 h 30, avec Laure Chailloux avec ses Haikus sonores, accompagnés de flûtes et de l’accordéon. Samedi à 20 h 30, Les Belles Lurettes seront en acoustique avec leur accordéon et leurs textes inspirés par le quotidien. Dimanche à 16 h 30, Rachid Bouali joue Du coq à l’âme, un « imbroglio d’histoires, d’anecdotes et de récits » À 20 h 30, Brasil Afro Funk donnera un concert de samba chanté et percussif.
M.-H. S. (CLP)
Publié le Jeudi 24.09.2009 - La Voix du Nord